Le Maillon n°159
Les Arts et les Muses
Ce numéro est un voyage à travers les arts, la philosophie, l’histoire et le symbolisme, selon les expériences et les sensibilités de chacun. En par- courant ces pages, on croise Orphée et sa lyre à neuf cordes, la musique du
corps, les vitraux et leur « découpage de lumière », la mémoire à préserver, la traversée du deuil, la quête de l’universel… Chacun de ces thèmes, à sa manière, propose une lecture symbolique du monde.
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Un fil rouge relie tous ces articles : rassembler ce qui est épars, faire dialoguer nos différences, chercher ce qui unit les initiés au-delà de ce qui les sépare. Le langage symbolique se glisse ici dans la musique, là-bas dans la réflexion ou la fraternité. Il nous invite à écouter ce qui résonne derrière les mots, à nous ouvrir à la singularité des parcours et des sensibilités.
L’entretien avec un rabbin nous rappelle que le langage précède l’être, que la parole est un souffle créateur et que la communauté se construit dans une action partagée. Le Temple, plus qu’un édifice, est la demeure vivante de ceux qui bâtissent ensemble, portés par l’espérance et la recherche du sens.
Chaque article explore une forme de progression, de traversée, de passage. La musique, visible ou invisible, traverse les âges et les rituels, révélant l’har- monie cachée de la spiritualité. La théâtralité que peut évoquer le Temple, la parole incarnée, les impressions vécues lors de notre parcours, tout
nous rappelle que l’initiation est un chemin de métamorphose.
On découvre aussi l’évidence de la transmission à travers l’aventure des archives maçonniques, la mémoire des Loges à préserver, le chef- d’œuvre abouti du Compagnon qui partage son expérience avec émo- tion et de manière inattendue. La traversée du deuil, la rédaction du testament, la légende d’Hiram, nous invitent à réfléchir à la transfor- mation, à la renaissance, à la lumière qui revient après l’obscurité qui accompagne les épreuves.
Ce numéro est une invitation à la curiosité, à la découverte, à la ren- contre. Chacun y trouvera une idée, une émotion, un symbole à médi- ter ou à partager. Que ces pages soient pour les lecteurs une pierre de gué, une note, une couleur, une étincelle sur le chemin.
Extrait de l’édito de Le Maillon n°159
Un numéro passionnant à découvrir sans plus attendre !


Le Maillon n°158
Des outils aux valeurs
Nous vivons une époque saturée d’outils : outils techniques, numériques, symboliques, outils de communication, de production, de transmission… Ja- mais l’humanité n’en a disposé d’autant, jamais non plus la question de leur sens n’a été aussi brûlante. Car un outil n’est jamais neutre : il prolonge la main, façonne l’esprit et finit toujours par révéler (ou mettre à l’épreuve) les valeurs de celles et ceux qui l’utilisent.
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La Franc-maçonnerie ne peut se contenter de proclamer de nobles valeurs. Elle les met à l’épreuve dans les travaux de Loge, dans les rituels, dans l’in- trospection, tout au long de la quête initiatique. La main qui œuvre n’est pas seulement celle qui construit : elle est aussi celle qui ajuste, qui rectifie, qui se confronte à la rugosité de la pierre. Le cœur qui scelle la fraternité n’est pas une abstraction : il se manifeste dans la fraternité vécue, dans l’écoute, dans la capacité à faire place à l’autre. Quant à l’esprit, il ne plane pas : il s’exerce, se discipline, se confronte aux doutes qui, eux, font progresser.
Sur le chantier symbolique, chaque outil porte une exigence. Ensemble, ils nous rappellent sans cesse la nécessité de la justesse, de la mesure et de l’élé- vation. Ils nous confirment que toute construction extérieure suppose une transformation intérieure, et que nul progrès n’est possible sans rigueur ni responsabilité. Loin d’être une répétition figée, le rituel est ce cadre qui per- met à l’esprit curieux de se déployer et à la transmission d’exister sous sa forme la plus généreuse.
Ce numéro interroge précisément cette articulation entre outils et va- leurs, à l’heure où de nouveaux instruments, toujours plus puissants, bouleversent notre rapport au monde, au temps et à l’altérité. Il invite à une vigilance initiatique : celle qui consiste à ne pas se laisser fasciner par l’efficacité, la vitesse ou l’innovation, sans en observer les effets sur l’humain et sur le lien fraternel.
La tradition maçonnique ne nous demande pas de refuser les outils de notre époque, mais de les inscrire dans une éthique. Une éthique du geste juste, de la parole mesurée, du travail partagé. La main sans le cœur devient mécanique, le cœur sans l’esprit s’égare, l’esprit sans la main se dessèche.
Entre le Temple et le monde, entre l’héritage et l’avenir, ce numéro affirme une conviction ferme : ce ne sont pas les outils qui fondent nos valeurs, mais les valeurs qui doivent guider, éclairer et parfois limiter l’usage de nos outils.
Extrait de l’édito de Le Maillon n°158
Un numéro plein d’enseignements à découvrir dès à présent !
Le Maillon n°157
Se lier Se délier Se relier
Ce numéro rend un hommage fraternel à notre Très Cher Frère Marcel Bolle de Bal, chercheur et cherchant, venu à midi et reparti il y a peu vers l’Orient éternel, passionné par la sociologie existentielle et humaniste.
Le père du concept de « reliance ».
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Lors de ce numéro et d’un texte à l’autre, le curseur oscille sans cesse entre déliance et reliance. Qu’il soit question de justice restaurative : une reliance sociale sous forme de dialogue entre victimes et accusés ; d’une méthode hawaïenne qui nettoie la mémoire erronée lors d’une quête d’équilibre personnelle ; de triangulation de la parole qui exige une écoute attentive à la parole de l’autre et ouvre un espace ternaire pour s’adresser à tous ; de l’abandon des métaux, cette fragmentation volontaire qui nous libère des contraintes profanes et nous relie en fraternité ; ou du choix de Sisyphe qui, inlassablement, « remonte la pente » avec sa pierre en donnant l’im- pression d’un échec, mais fait peut-être de son châtiment (qui sait ?) un acte d’introspection et d’engagement. Sans oublier l’analyse d’une forme de sociologie introspective qui tient compte de l’individu authentique et de son expérience existentielle, existant « activement » dans la trame du tissu sociétal.
Les articles qui suivent convergent vers les travaux de notre Frère disparu et tournent autour d’un dénominateur commun : la re- cherche d’harmonie, la quête de sens, le besoin de solidarité. Un baume bienvenu en ces temps troublés où la désinformation cherche à renverser la vérité, où les démocraties frémissent sous les coups de boutoir géopolitiques, où l’individualisme semble un recours aux plus fragiles.
Les Maçons laisseront-ils affirmer que la Franc-maçonnerie n’est qu’une utopie ? Ce serait sans compter sur leur loyauté, leur capa- cité de résilience, leur pensée adogmatique, leur préférence au droit plutôt qu’à la force, leur vision universelle et leur goût pour ce qui forge le cœur d’une société humaine harmonieuse.
Extrait de l’édito de Le Maillon n°157
Un numéro riche en découvertes à ne surtout pas manquer !







